Jeudi 15 octobre 2009
4
15
/10
/Oct
/2009
08:37
-
-
Il y a les designers que l'on remarque à peine (parce qu'ils ressemblent à des top-models et parlent comme des hommes
d'affaires) et ceux qui savent se mettre en scène et vendre leur univers.
-
Hervé Mat&jewski fait indubitablement partie de la seconde catégorie. Pour ceux qui en douteraient,
l'image ci-contre ne fut pas volée lors d'une soirée déguisée : c'est un portrait quasi officiel, puisque c'est ainsi que HM se présente sur son
site.
-
Moi, j'aime bien ce côté un peu rock star, mégalo assumé. L'oeil en coin surtout.
-
-
Je me souviens très bien de ses premières créations. On les trouvait chez BO
(rue Saint Merri, dans le Marais), à l'époque où BO avait une vraie personnalité (et avant que Fleux ne devienne "the place to be", surtout le dimanche
après-midi).
-
A l'époque donc (bien avant les lampes baroques à plumes et son travail sur la toile de Jouy), HM réalisait des
totems en métal perforé, des lampes ou des photophores. On se les arrachait. C'était aussi la grande époque de Gilles Caffier (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas
connaître...).
Ce genre de pièces :
Il revient aujourd'hui à ses premiers amours, puisqu'il se lance dans la pâtisserie (je viens de découvrir qu'il avait
commencé dans l'univers de la cuisine) en reprenant le motif de la perforation :
Moi, ça me met gentiment en appétit cette petite chose. Et j'aime bien la violence sous-jacente (mais raisonnable) de la
coque en chocolat qu'il faut casser (avec un marteau Monsieur Mat&jewski ?). Il s'agit en fait d'une bûche concoctée par Carl Marletti. Elle sera en
boutique dès le 15 novembre. Pour mémoire, il s'agit d'une "mousse au chocolat au lait et fèves de tonka" enrobant une "onctueuse compotée d'ananas parfumée au jasmin et à la
vanille".
Voilà, ça y est, c'est malin, j'ai faim...
Par Jérôme Aumont
-
Publié dans : les mots à la bouche
0